Élection présidentielle 2007

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Lundi 2 janvier 2006
Si depuis 1945 le pouvoir politique fut tantôt de droite tantôt de gauche, l'idéologie, elle, fut continûment de gauche.

Dans les années 80, la novation de la gauche et son triomphe idéologique ce fut l'antiracisme. La gauche n'a pas le monopole du coeur mais elle a le monopole de l'idéologie antiraciste. Mais l'antiracisme socialiste est assez spécial, c'est un antiracisme racialiste instrumentalisé (nous reviendrons sur cette notion). Le coeur et l'humanisme n'ont pas grand chose à voir là-dedans, c'est plutôt l'urne à la place du coeur...

La gauche dominée par le Parti Socialiste a ainsi réussi à ce qu'une majorité de Française se représente mentalement toute personne contre l'abaissement de la France comme étant "réac" et toute personne pour une restriction de l'immigration comme étant "raciste", "fasciste", "crypto-nazie". La gauche a été grandement aidée dans son entreprise par l'émergence du pouvoir médiatique essentiellement de gauche, l'arrivée des socialistes au pouvoir coïncidant avec l'avènement de l'ère médiatique, le règne du "vu à la télé".

Avec la mobilisation de tout le ban et l'arrière-ban du gauchisme - partis, médias, intellectuels, associations, syndicats - la gauche a institué en France une véritable terreur idéologique qui a piégé la droite. Impossible pour la droite d'engager le débat sur des questions qui pourtant engagent l'avenir comme l'immigration de peur d'être taxée de racisme. La droite échaudée s'est soumise à ce terrorisme idéologique gauchisant et a laissé au Front National en expansion les questions comme l'immigration. Le Front National c'est le pendant électoral du triomphe idéologique de la gauche, c'est le "2 en 1" du Parti Socialiste ; on réduit le concurrent communiste et on bat une droite piégée dans l'impossibilité de faire des alliances électorales avec le diable Le Pen.

La mécanique de la terreur idéologique gauchisante a été brillamment exposée par l'historien Jean Sévillia dans son ouvrage "Le terrorisme intellectuel" : "...dans l'imaginaire contemporain, le mot racisme véhicule une charge répulsive proportionnelle à l'horreur des crimes nazis, crimes commis au nom d'une doctrine raciste. L'antiracisme fonctionne en conséquence comme un piège, à partir d'un amalgame : toute restriction à l'immigration est réputée raciste, et donc susceptible de déboucher sur quelque chose d'analogue au nazisme. Et comme l'univers du manichéisme ne connaît qu'une alternative, quiconque n'adhère pas à l'antiracisme prouve par là qu'il est raciste. Ainsi fonctionne le terrorisme intellectuel."

Mais depuis les années 80 il s'en est passé des choses, la situation économique s'est logiquement dégradée à la faveur d'un système soviétoïde, le chômage a explosé, la société connaît une profonde mutation du fait d'une immigration massive non-maîtrisée, l'intégration qui a remplacé l'assimilation a échoué et Le Pen en 2002 a échappé des mains de l'apprenti-sorcier électoraliste socialiste. La rente socialiste a fait long feu, son fond de commerce antiraciste est en faillite... Les vieilles techniques de diabolisation et les étiquettes disqualifiantes ne marchent plus. Les esprits se libèrent...

Est-ce la fin du régime de terreur idéologique de gauche? Assiste-t-on à la fin de l'antiracisme racialiste instrumentalisé ?

Un antiracisme racialiste parce qu'il présuppose qu'un individu est d'abord et avant tout caractérisé par son appartenance raciale, son origine, voire sa religion (les blacks, les beurs, les blancs). C'est là toute l'erreur socialiste ! Quelle erreur criminelle quant à la cohésion nationale ! Et oui pour vivre ensemble au sein de la communauté nationale il faut avoir un lien de rattachement et ce lien c'est la nationalité française (se considérer d'abord et avant tout comme Français au lieu de la catégorisation racialiste black-blanc-beur). Mais pour nos soixante-huitards gauchistes internationalistes aujourd'hui mondialistes, la nation est une notion dépassée, la Patrie est une notion ringarde donc impossible pour eux de faire la promotion de la fierté d'appartenance nationale. Au contraire la gauche n'a cessé d'oeuvrer contre le sentiment d'appartenance à la nation française. La gauche est éminemment responsable du désastre actuel...

En 2007, je vote FRANCE !
par la Direction publié dans : election-presidentielle-2007
 
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